La catastrophe du Japon met plus que jamais les choix énergétiques au coeur des enjeux politiques

Europe Écologie Les Verts Nord Pas-de-Calais apporte tout son soutien aux victimes du séisme et du tsunami qui ont dévasté les côtes du nord est du Japon. Nous sommes toutes et tous sous le choc de l’accident nucléaire en cours qui vient dramatiquement aggraver la situation.

Le Japon est un pays extrêmement bien préparé au risque sismique et nucléaire mais l’accident majeur qui le frappe aujourd’hui nous rappelle qu’il est impossible de garantir un risque zéro. Le Japon nous rappelle la vulnérabilité des centrales. Quels qu’en soient les modèles, les centrales nucléaires sont vulnérables !

A partir du moment où un réacteur nucléaire n’est plus refroidi quelle qu’en soit la cause – ici, à cause d’un Tsunami – un accident majeur est possible : l’eau monte en température, se transforme en vapeur d’eau, dépasse 1200° . Une réaction se produit au contact des gaines de combustibles et de l’hydrogène explosif se développe malgré soupapes et lâchers dans l’environnement. Les effets mécaniques de l’explosion ont alors des conséquences sur l’ensemble des installations : incendie, fusion partielle ou totale du coeur du réacteur, lâchers plus ou moins importants d’éléments radioactifs.

C’est ce scénario qui semble actuellement en cours au Japon. Le risque d’accident majeur ne peut être alors maîtrisé.

Il met en évidence la gravité du manquement à la sûreté sur les 34 réacteurs français, dont ceux de Gravelines, pour lesquels l’ASN a déclaré le 7 février un incident avec cette phrase particulièrement inquiétante : « En situation accidentelle, pour certaines tailles de brèche du circuit primaire principal, l’injection de sécurité à haute pression pourrait ne pas permettre de refroidir suffisamment le cœur du réacteur. » Les défaillances des groupes électrogènes de secours relevées quelques semaines après sont aussi préoccupantes.

Nos élus régionaux, sous la signature de Paulo Serge Lopes, ont interpellé à ce sujet il y a plusieurs semaines,sans réponse à ce jour, le préfet de région et le délégué régional de l’autorité de sureté nucléaire en demandant notamment que « les réacteurs français pour lesquels le système d’injection de sécurité est incertain soient arrêtés par principe de précaution et responsabilité ».

Une catastrophe nucléaire, ici, comme ailleurs, demain comme aujourd’hui, ne peut être évitée que par la sortie programmée démocratiquement du nucléaire et la mise en place d’alternatives.

Ce scénario de sortie du nucléaire, mais aussi de réponse à l’ensemble des enjeux énergétiques régionaux , il existe déjà pour notre région: c’est celui qui a été réalisé, avec notre soutien notamment, par l’association « Virage Energie ».

Les propositions qu’il porte sont socialement justes, car elles diminuent la contribution des ménages aux dépenses énergétiques. Elles sont économiquement responsables, car elles sont riches en emploi. Elles respectent l’environnement en diminuant l’effet de serre et en diminuant les risques.

Si on en discutait au lieu de courir vers d’autres aventures technologiques à risques? »

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Jean François CARON

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