L’écologie, c’est l’emploi. L’exemple du bassin minier

LA CONVERSION ECOLOGIQUE DE L’ECONOMIE REGIONALE EST TRES CREATRICE D’EMPLOIS

Sous l’impulsion des élus verts, la Région Nord-Pas de Calais n’a pas attendu le Grenelle ou la crise actuelle pour se donner les moyens d’assurer la création d’emplois liés à l’environnement et la transformation de son économie autour de ce domaine.

Dès les années 1990, par la mise en place d’un travail de recensement des gisements et d’expérimentation, la Région a développé, avec les acteurs, des filières d’emplois nouveaux :

la filière éolienne : mise en place d’une structure dédiée, appuyée sur des savoir-faire et des entreprises industrielles de la Région, avec aussi le développement de sites expérimentaux.

– la valorisation des sédiments et boues de rivières et de ports de la Région. En partant d’un problème important auquel nous étions confrontés, nous avons  développé des savoir-faire, des métiers, des emplois et transformé ainsi l’économie faisant des déchets des matières premières.

le recyclage / la valorisation des déchets industriels, dont les entreprises de la région ne savaient que faire sinon les expédier pour traitement ailleurs. Là aussi, en travaillant sur la transformation de certains de ces déchets en matières premières, nous avons permis la création d’entreprises, de savoir-faire et d’emplois nouveaux. Dans ce domaine, les perspectives de création nette sont évaluées à 6000 emplois d’ici 2020.

Dès les années 2000, le Nord Pas de Calais, sous l’impulsion des élus verts successifs, a été pionnière en matière d’expérimentation, de formation, d’’implication des acteurs. A la clé, la création d’emploi à la fois techniques mais aussi de conseil. Depuis 2002, à Loos-en-Gohelle, un outil dédié au développement des filières d’éco activités a été mis en place et anime un pôle d’excellence régional qui rayonne sur toute la région. Depuis, le nombre d’entreprises travaillant dans ce secteur est passé de 400 à 600,  représentant 16 000 emplois dans la région accessibles aux salariés diplômés et à forte technicité comme aux ouvriers et aux personnes en insertion.

Cette stratégie est payante. Désormais, le bassin minier Nord Pas de calais est le nid de l’éco activité, est porteur d’un pôle d’excellence régional en la matière au sein de la Vallée de l’Innovation Verte pour L’Environnement, animé par le CD2E (centre de développement des éco entreprises).

Dans le monde, les éco activités représentent

-1,5 millions d’emplois en Allemagne; 800 000 au Japon

-100 milliards de chiffres d’affaires, en Allemagne, 200 au Japon

En France:

-10 000 éco entreprises, dont 7000 dans les secteurs traditionnels

-420 000 emplois

-33 milliards de chiffre d’affaires

C’est un secteur qui ne pouvait pas être ignoré et qui est porteur d’un renouveau effectif et d’emplois pour le Bassin Minier :

-600 éco entreprises, dont 115 sur les 4 agglos centrales

-15000 emplois; 3800 pour les 4 agglomérations centrales

-beaucoup de leaders

Sur cette seule zone du bassin minier, pour les 4 agglomérations :

–       115 éco entreprises

–      3800 salariés

–      Plusieurs laboratoires et centres d’expertise ( EMD, Université d’Artois, LAMTI, CREPIM, Université de droit, CRITT M2A …), avec des spécialités nationales à minima…

–      Des structures d’accueil d’éco entreprises (APUI, Ruche de Douai, pépinière de Loos en Gohelle, SITA AGORA…)

–      Des animateurs spécialisés ou généralistes:

  • cd2e, acteur spécialisé régional et national
  • DTE, acteur spécialisé territorial
  • ADITEC, acteur généraliste…
  • Etc…

Les emplois créés sont également répartis dans des secteurs d’activités divers :

Ils sont aussi clairement répartis en types d’emplois, ce qui permet de créer de l’emploi pour tous sur le territoire : très diplômés ou pas.

Pour les 4 agglomérations :

–       115 éco entreprises

–      3800 salariés

–      Plusieurs laboratoires et centres d’expertise ( EMD, Université d’Artois, LAMTI, CREPIM, Université de droit, CRITT M2A …), avec des spécialités nationales à minima…

–      Des structures d’accueil d’éco entreprises (APUI, Ruche de Douai, pépinière de Loos en Gohelle, SITA AGORA…)

–      Des animateurs spécialisés ou généralistes:

  • cd2e, acteur spécialisé régional et national
  • DTE, acteur spécialisé territorial
  • ADITEC, acteur généraliste…
  • Etc…

Cet ancrage a permis d’opérer une métamorphose du bassin minier, en en faisant aussi un site de référence pour la formation à l’éco-construction.

Et les acteurs du monde économique ne s’y sont pas trompés :

D’abord la FFB (Fédération Française du bâtiment) y a développé en 2008 et 2009 le lieu de transformation des formations aux métiers de la construction à travers le projet Villavenir. Sur la base d’un programme de performances énergétiques, trois modes de construction expérimentant un panel de techniques de réhabilitation sont appliqués sur une ancienne maison d’ingénieur. Unions et syndicats du BTP y contribuent. Outre la transmission aux professionnels, le suivi dans le temps des modes opératoires de mise en œuvre apportera une expertise. Des projets de formation autour des champs de la réhabilitation des logements sont de ce fait en cours d’implantation aussi.

Le lancement de la centrale solaire, sur le site de Loos-en-Gohelle, non pour la production mais, en lien avec les structures de recherche, les écoles d’ingénieurs, etc de la région dans un objectif de R&D. Quatre dimensions pour ce dispositif : production électrique de 120 à 150 000 KWC ; vitrine du photovoltaïque pour le grand public avec quinze différentes technologies en cours ; lieu de formation des artisans, prescripteurs et installateurs afin que ces techniques soient pensées à l’origine même de la construction et non plus en complément ; enfin, en lien avec EDF, conservation des informations permettant d’observer, sur une cinquantaine de constructions, l’efficacité de ces techniques. Actuellement, les discussions sont menées pour définir la part entre public et privé du programme qui s’élève à 1,5 M€.

Ce travail sera suivi d’un développement similaire autour du micro éolien et de la géothermie.

Une halle d’éco-matériaux verra le jour. Ce programme, piloté par la CD2E, est relié à cinq pays : Allemagne, Angleterre, Wallonie, Flandre et Hollande. Loos-en-Gohelle en sera le site français. Le projet est déposé, les aspects financiers du programme de 10 M€ sont actuellement mis au point.

Dans le prolongement, une plateforme d’analyses de cycles de vie est installée. Lieu d’apprentissage et de formation des matériaux et des process industriels vers les utilisateurs, fabricants et prescripteurs, elle capitalisera une base de données utiles aux chercheurs et universitaires

Même travail de recherche en cours sur les sédiments, et pour apporter des solutions techniques éprouvées et économiquement viables sur les sols pollués, qui constituent une vraie problématique en Nord Pas de Calais.

Enfin, toute la filière de traitement, recyclage et utilisation des déchets qui constituent une telle source d’emploi que le Bassin Minier est en lice pour créer un pôle national de compétitivité en la matière (le pôle TEAM)

Le programme d’ Europe Ecologie vise à renforcer ces développements par une vraie stratégie de transformation écologique de l’économie.

Une stratégie construite de développement d’énergies alternatives :

Un euro investi dans le secteur des énergies renouvelables induit la création de 4 fois plus d’emplois qu’un euro investi dans la construction d’une centrale nucléaire. De plus, ce sont des emplois locaux, non délocalisables. Ainsi, à travers les choix énergétiques proposés par Europe Ecologies, ce sont 15000 emplois qui pourraient être crées en l’espace de 10 ans sur la région.

La rénovation thermique des bâtiments à elle seule serait génératrice de 8000 emplois nouveaux, tant dans l’ingénierie, de l’audit, de la production et la distribution de matériaux.

Le développement de la filière bois, quand on sait que cette filière représente 25 000 emplis en Nord Pas de Calais et 2000 entreprises.

Le fait de décarboner l’industrie et l’agriculture aussi, implique la mobilisation d’ingénierie et de savoir faire nouveaux, d’innovations… qui sont autant de sources d’emplois et de création d’activités

La transformation écologique de l’économie, dans le Bassin minier, c’est d’ores et déjà des emplois, sonnants et trébuchants.

Changer de modèle, nous avons tout à y gagner.

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Jean François CARON

Maire de Loos en Gohelle

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